La vie de ce dirigeant révolutionnaire népalais
est en danger –
Libérez Camarade Gaurav!
Le 20 août 2003, un dirigeant de
la Guerre Populaire faisant rage au Népal, Chandra Prakash Gajurel, connu aux
millions de gens au Népal et en Asie du Sud comme le Camarade Gaurav, a été
arrêté par les autorités indiennes lors d’un départ vers l’Europe afin de
soutenir la lutte contre l’intervention impérialiste dans son pays. Depuis son
arrestation, la monarchie réactionnaire au Népal a déclenché une série de
démarches juridiques et diplomatiques dans une tentative de l’extrader de
l’Inde. Le gouvernement indien est réputé pour avoir déjà envoyé dans le passé
plusieurs révolutionnaires népalais aux prisons et aux tortionnaires du régime
à Katmandu.
La seule charge contre Camarade
Gaurav est d’avoir en sa possession des documents de voyages “illégaux”, mais
dans des pays comme l’Inde, ce chef d’accusation est normalement traité d’une
affaire de routine et décidé rapidement. Le fait que les autorités le gardent
toujours en détention, des mois après cet incident – avec la menace
d’extradition dans la balance – démontre que leurs objectifs ne correspondent
en rien à une “justice” et au contraire font preuve de suppression politique.
Durant une longue période depuis le début de la Guerre Populaire, l’Armée
Royale au Népal s’est engagée dans une « sale guerre » de
contre-insurrection, style américain, qui a été marquée par la
« disparition » des centaines de révolutionnaires de ce pays. Le
Mouvement de résistance populaire mondial fait appel aux gens partout dans le
monde de se joindre à la campagne de mettre en échec les tentatives de placer
ce dirigeant révolutionnaire entre les mains de ses bourreaux éventuels au
Népal.
Afin de justifier ce crime, les
autorités indiennes répètent sans cesse les mensonges provenant des bouches du
gouvernement US qui essayent de faire coller l’étiquette
« terroriste » à la Guerre Populaire et ses dirigeants. Mais la
presse mondiale, y compris des média tels que la BBC, Le Monde, le New
York Times et India Today, ont été obligés d’admettre que des millions de
Népalais se sont rallies aux côtés de la révolution au Népal. Au cœur de cette
lutte de libération se trouve le Parti Communiste de Népal (Maoïste), dont le
Camarade Gaurav – membre du Bureau politique du Parti – figure parmi les
dirigeants vétérans. Qualifier subitement cette révolution de
« terroriste » relève purement de la propagande américaine post -11
septembre.
Après sept ans de lutte de
libération, le peuple népalais, qui représente l’une des plus pauvres parmi les
populations indigentes au monde, détiennent à présent le pouvoir politique dans
de vastes régions de la campagne. Ils reprennent leurs terres, construisent des
écoles et des cliniques populaires et commencent à façonner leur propre destin.
Leur progrès est un exemple important et une source d’inspiration pour les
peuples du monde entier qui eux aussi luttent pour se libérer de la domination
et l’oppression impérialistes. Le Camarade Gaurav figure sur les lignes de
contact de ce combat, aidant a lui donner direction au Népal et sur le plan
international.
Les forces armées népalaises ont
répondu au soulèvement populaire avec une répression vicieuse et sanglante.
Amnistie Internationale et d’autres organisations de droits de l’homme ont
documenté cette campagne de torture, de “disparitions” et de nombreux meurtres
de personnes “tentant de s’échapper” menée par l’Armée Royale du Népal soutenue
par les Etats-Unis et l’Inde. Un but important de telles campagnes de
suppression a toujours été de cibler les dirigeants politiques de la lutte
populaire. Le Mouvement de résistance populaire mondial souligne le besoin
d’agir en toute urgence partout dans le monde pour arrêter l’extradition de
Camarade Guarav au Népal et pour exiger sa liberté. Il faut agir aujourd’hui,
car demain il peut bien être trop tard !
Provisional Organizing Committee (Europe),
Mouvement de résistance
populaire mondial (World People’s Resistance Movement)
wprm@wprm.org WWW.WPRM.ORG
……………………………………………………."…………………………………………………..
Au Premier ministre de
l’Inde:
Je soussigné(e) comprend que Chandra Prakash Gajurel, un
dirigeant népalais révolutionnaire, a été arrêté par votre gouvernement pour
avoir des papiers d’identité illégaux en sa possession. En outre je comprends
que le gouvernement du Népal a annoncé qu’il cherche l’extradition de ce
monsieur. Par vos actions en gardant M. Gajurel en détention pendant des mois
pour une affaire normalement résolue en quelques jours, vous soulevez le spectre
qu’il fait en réalité l’objet d’une initiative politique et que vous ayez
l’intention d’accepter la demande du gouvernement de Népal.
En vue
des très nombreux cas de violations des droits de l’homme perpétrées par les
autorités népalaises, reconnus à
travers le monde, je ne peux qu’exprimer mon inquiétude pour la vie de Chandra
Gajurel dans ces circonstances. J’exige, donc, que le gouvernement indien le
libère, et je vous tiens pour responsable de tout tort qu’on pourrait lui
faire. Enfin je vous invite de prendre conscience du fait que beaucoup d’autres
gens comme moi suivent de très près la manière dont votre gouvernement choisit
de traiter cette affaire.
Nom: Adresse: Signature:
The Prime Minister's Office, South Block, Raisina Hill, New
Delhi, India -110 011.
Telephone: (91) (11) 3012312. Fax: (91) (11) 3019545 / 3016857.
Pour envoyer un e-mail, cherchez l’adresse sur le web : http://pmindia.nic.in/pmo.htm et
suivre les instructions.
Pour de plus amples renseignements, voir : www.wprm.org